Comité Stratégique

Comité Stratégique2018-05-15T09:36:07+00:00

La Comtesse Setsuko Klossowska de RolaLa Comtesse Setsuko Klossowska de Rola
Présidente de la Fondation Balthus

Artiste pour la Paix de l’UNESCO
Setsuko Ideta, est née à Tokyo. En 1961, après le lycée Morimura Gakuen, elle intègre le département de langue française de l’Université Sophia à Tokyo. Elle rencontre alors le peintre Balthus lors de la première visite de celui-ci au Japon en 1962. Ils se marient en 1967. Setsuko assiste Balthus notamment en acceptant le rôle de directrice de la Villa Medicis, présidée par Balthus alors directeur de l’Académie Française à Rome. Elle donne naissance en 1973 à sa fille, Harumi. En 1977, Setsuko et Balthus quittent l’Académie Française et s’installent au grand Chalet à Rossinière en Suisse.

Balthus meurt en 2001. Setsuko s’installe alors en tant que peintre. Ses œuvres sont exposées :

Pierre Matisse Art Gallery à New York en 1984
Alice Pauli à Lausanne en 1986
The Lefevre Gallery à London en 1989
Takanawa Prince Hotel en 1989
The Lefevre Gallery in London en 1992
Hotel Salon de Rotochirudo en 1993
La Fondation Balthus est créée en 2002 et Setsuko est nommée Présidente Honoraire. En 2005, elle devient Artiste de l’Unesco pour la Paix. Cette nomination récompense son engagement aux côtés de l’UNESCO pour sensibiliser les jeunes à la Culture et au dialogue interculturel. En 2005 et 2006, le journal Mainichi et Asahi Shimbun soutiennent son exposition intitulée « Setsuko-no-kurashi Wa-no-kokoro » (Vie de Setsuko, Esprit du Japon) à Kumamoto, Yokohama et Tokyo. En 2010, une exposition de Setsuko se tient à la galerie Yoshii à Paris en Janvier, et à Tokyo en Février. Setsuko est également écrivain et a publié de nombreux textes.

Michael Moller
Director-General of the United Nations Office at Geneva

M. Møller compte plus de trente-cinq années d’expérience en tant que fonctionnaire international au sein des Nations Unies.
Sa carrière a commencé en 1979 avec le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés et il a ensuite occupé diverses fonctions avec le HCRà New York, en Iran, au Mexique, en Haïti et à Genève.
De 1997 à 2001, il était le chef du bureau du Secrétaire général adjoint aux affaires politiques au siège de l’ONU ; puis Directeur chargé des affaires politiques, affaires de maintien de la paix et affaires humanitaires au Cabinet du Secrétaire général de 2001 à 2006, période au cours de laquelle il a également été Chef de cabinet adjoint pendant deux ans.
M. Møller a aussi été Représentant spécial du Secrétaire général pour Chypre de 2006 à 2008 et le Directeur exécutif de la Fondation Kofi Annan de 2008 à 2011.
Né en 1952 à Copenhague, M. Møller a obtenu une maîtrise en relations internationales à l’Université Johns Hopkins et il détient une licence en relations internationales de l’Université du Sussex, au Royaume-Uni.

Maggy Barankitse
Fondatrice de Maison Shalom

Marguerite “Maggy” Barankitse (née en 1957), est une femme Burundaise d’exception. Véritable “Mandela” au féminin, Maggy se donne corps et âme pour que les enfants de son pays aient un avenir. Elle est originaire du Burundi. Un petit pays du centre de l’Afrique, où vivent essentiellement deux ethnies, les Hutus et les Tutsis, comme au Rwanda voisin. Devenue professeur, Maggy s’insurge contre la discrimination qui règne dans l’enseignement au Burundi entre les Hutus et les Tutsis, les deux ethnies principales du pays. En 1993, le Burundi est en proie à une terrible guerre civile.

Après l’assassinat du président de la République Melchior N’Dadaye (le premier élu démocratiquement), Hutus et Tutsis s’entretuent, on dénombrera alors 300 000 morts. Maggy a 36 ans quand la guerre civile éclate et vit près de Ruyigi, dans le sud-est du pays, là où les rebelles vont se réfugier. Elle a déjà “adopté” sept enfants hutus et tutsis. Lors de cette abominable journée du 24 octobre 1993, les civils fuient. Avec ses sept enfants, elle se réfugie à l’évêché de Ruyigi, mais les rebelles y pénètrent. Maggy a tout juste le temps de cacher les enfants dans les placards de la sacristie, leur intimant le silence absolu, quoiqu’ils puissent voir et entendre.

Le refuge qu’elle apportera à des hutus dans l’évêché ne les sauveront pas de leurs bourreaux qui les retrouveront. Soixante-douze personnes seront massacrées sous les yeux de Maggy ligotée à un poteau. Les assaillants Tutsis, dont des membres de sa propre famille, voulaient tuer Maggy car elle avait sauvé des enfants de l’ethnie ennemie, mais ils renoncèrent à le faire car elle est leur “sœur”. Les enfants qu’elle recueille sont de plus en plus nombreux, devenus orphelins à cause de la guerre.

Elle fonde alors, avec quelques autres, une petite Organisation Non Gouvernementale (ONG) burundaise : la maison Shalom. Maggy et son équipe ont sauvé, élevé et éduqué plus de 20.000 enfants. Sous l’impulsion de Maggy, ils ont construit la Cité des anges, pour accueillir les enfants de toutes ethnies. Elle a mis en place un système éducatif qui a appris l’autonomie aux jeunes qu’elle recueille, afin qu’ils puissent prendre leur vie en main et ne pas devenir des assistés.

En 2003, elle crée, avec le soutien d’un ami réalisateur français, Thierry Nutchey, le Cinéma des anges, pour que “ses enfants” découvrent ce qui se passe ailleurs dans le monde. Aujourd’hui, Maggy continue à œuvrer pour que la haine interethnique ne détruise plus son pays. 130 Maisons des Anges ont vu le jour dans les différentes régions du Burundi. Certains des enfants qu’elle a sauvés prennent le relais et, une fois repartis dans leur région d’origine, construisent une Maison des Anges pour des petits orphelins.

Saluée par les organisations caritatives internationales, Maggy Barankitse a été proposée pour obtenir le prix Nobel de la paix 2009 et est déjà considérée comme étant la nouvelle mère Theresa des temps modernes.


Mukesh Kapila
Professeur de Santé Publique et d’Affaires Humanitaires à 
l’Université de Manchester

Mukesh Kapila est Professeur de Santé Publique et d’Affaires Humanitaires à l’Université de Manchester. Il est aussi Représentant spécial du Fond Aegis pour la prévention des crimes contre l’humanité et Président du Groupe International des Droits des Minorités. Il a publié le livre « Against a Tide of Evil » (Contre une Vague de Mal) en mars 2013, retraçant son expérience en tant que Chef de l’Opération des Nations Unies plongé au cœur du génocide du Darfour.

Son expérience professionnelle comprend la stratégie et la pratique du développement international, les affaires humanitaires, les droits de l’homme et la diplomatie – avec une expertise particulière pour ce qui concerne les crimes contre l’humanité, les urgences complexes, et la santé publique. Il est diplômé en médecine, en santé publique et en développement des Universités d’Oxford et de Londres. Il a occupé de hautes fonctions auprès du Gouvernement britannique, aux Nations Unies, à l’Organisation Mondiale de la Santé et à la Fédération des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant Rouge.

En 2003, la Reine Elisabeth l’honora de la nomination de Commandeur de l’Ordre de l’Empire Britannique, pour ses services internationaux. En 2007, il reçut la distinction de « Citoyenneté Mondiale » de la part de l’Institute for Global Leadership.

Zelma Lazarus
Directrice Fondatrice puis Président Directeur General
Fondation Impact India

Zelma Lazarus est Directrice Générale d’Impact India. Forte de plus de 30 ans d’expérience professionnelle, elle a acquis une grande expertise dans tous les aspects des affaires publiques notamment grâce à son poste de Responsable Générale des Relations Institutionnelles pour la société Voltas Limited, importante entreprise privée en Inde. Présidente mondiale de l’Association internationale des relations publiques (IPRA) en 1998, elle est la première femme asiatique à diriger cette prestigieuse institution. L’IPRA est la plus importante association regroupant des praticiens de relations publiques de haut niveau dans 90 pays.

L’objectif initial d’Impact India est la prise en charge des plus démunis. Elle a donc créé une communication globale à l’échelle nationale pour toucher un large public, depuis les habitants des quartiers pauvres, éventuels bénéficiaires, aux industriels apportant leur appui financier au programme.

Zelma Lazarus a été nommée, par le gouvernement indien, membre du Groupe de Travail des Commissions de Planification sur la Santé, l’Education et la Communication pour la préparation des septième et huitième plans quinquennaux. Elle siège au Bureau de la censure des films.

Oratrice inspirée, elle a parcouru le monde entier, donnant des conférences au siège des Nations Unies, lors de nombreux séminaires internationaux, également dans les universités et autres tribunes publiques. Elle est apparue lors de programmes télévisés dans plusieurs pays et a fait l’objet de plusieurs centaines d’articles dans des quotidiens ou magazines internationaux comme Newsweek, Chicago Tribune, Elle, The Times (London)… Elle a suivi un programme Senior Management sur le Leadership au Ashridge Management College, U.K., et a été publiée dans le monde entier. Elle a reçu de nombreuses distinctions :

Prix d’excellence dans le domaine des services publics des Nations unies pour “Lifeline Project”,
Le prix “Femme de l’année” de Zonta International,
Le prix public du Rotary Club pour la création du premier train hôpital mobile en Inde,
Le trophée d’or d’excellence en communication interne de l’IPRA de London ; les trophées d’or d’excellence en affaires des services publics, et également pour l’excellence des services publics mondiaux,
Le prestigieux trophée Silver Bell du congrès mondial des relations publiques pour “La meilleures campagne de relations publiques du pays”,
Le prix national de la Chambre de Commerce et d’Industrie,
Le prix récompensant une carrière dédiée aux relations publiques et aux responsabilités sociales d’entreprise de l’Association des Communicateurs d’Entreprises d’Inde (ABCI) en 2005,
Le prix récompensant l’oeuvre d’une vie de la Société des Relations Publiques d’Inde (PRSI) en 2007.

Tony Meloto
Président Fondateur de Gawad Kalinga

Fils d’enseignant, Tony a eu une brillante carrière professionnelle dans son pays : cadre dirigeant chez Procter & Gamble puis créateur d’entreprises. Crise de sens et fort questionnement sur les inégalités dans son pays l’amènent à s’engager dans l’association Couples for Christ (CFC). Il cherche les conditions d’une croissance pour tous. C’est avec cet organisme qu’il part à la rencontre des jeunes délinquants de Bagong Silang, le plus grand bidonville de Manille au nord de cette mégalopole de 12 millions d’habitants.

De cette immersion naîtra le premier camp pour jeunes chefs de gangs qui aura pour nom « Gawad Kalinga » ce qui en langue tagalog signifie partager et prendre soin. Ce “share & take care” sera le principe de base du mouvement qu’il initie pour restaurer la dignité des plus pauvres afin, comme le dit le dicton philippin « walang iwanan », de ne laisser personne en retrait. Si la pauvreté advient quand on oublie de prendre soin de ses semblables, la culture de Gawad Kalinga (GK) veut y répondre en incitant à dépasser ses seuls intérêts personnels et à s’engager à donner le meilleur de soi-même, de ses compétences et de son temps pour permettre aux pauvres d’atteindre leur plein potentiel.

Joanna Rubinstein
President & CEO of Childhood USA

En janvier 2015, Joanna a été nommé President et PDG de World Childhood Foundation USA. Fondé en 1999 par sa Majesté la Reine Silvia de Sweden, Childhood travaille sur la prévention des abus infantils et de l’exploitation. Avec plus de 100 projets en cours dans 16 pays, Childhood s’assure que tous les enfants puissent avoir une enfance heureuse. Avant de rejoindre Childhood, Rubinstein a eu des postes à responsabilité pendant une dizaine d’années au Earth Institute (EI) de la Columbia University et aux Nations Unis (UN). En tant que Chief of Staff du Prof. Jeffrey Sachs, Rubinstein a aidé à développer et diriger de nombreuses initiatives innovantes dans la santé, l’éducation et le développement durable.

Kaosar Afsana
Director Health, Nutrition and Population, BRAC

Dr Afsana travaille BRAC, pour 21 ans. Actuellement, elle est directrice de la santé, nutrition et population. Elle est professeur à la James P Grant School of Public Health, BRAC University, Bangladesh. Dr Afsana est un MD avec un MPH de la Harvard University, USA et un PhD de Edith Cowan University, Australia.

Renier Koegelenberg
Directeur Général
EFSA Institute

Dr Renier Adriaan Koegelenberg est actuellement directeur général de l’EFSA Institute for Theological and Interdisciplinary Research, basé à Stellenbosch, Afrique du Sud – un institut œcuménique indépendant travaillant sur les problématiques socio-économiques auxquelles fait face l’Afrique du Sud en termes de droits humains. L’institut entretient des liens étroits avec de nombreuses universités et avec les réseaux religieux nationaux. Renier est également secrétaire général de la National Religious Association for Social Development (NRASD). La NRASD a été fondée en 1997 en tant que coalition des organisations confessionnelles d’Afrique du Sud. Principaux domaines de recherche durant les 20 dernières années : les composantes de base des initiatives réussies de développement communautaire – spécialement dans le secteur religieux ; les modèles de partenariats ou de coopération entre le gouvernement/les agences internationales et le secteur religieux.

Dylan Wilk
Fondateur et PDG de Human Nature

Issu d’une famille anglaise pauvre, il abandonne ses études au lycée et se lance très jeune dans l’entrepreneuriat. A 20 ans, alors que personne n’a foi en son projet, il lance dans sa cuisine une entreprise de jeux vidéo. Cinq ans après le lancement de son entreprise, il apparaît dans les classements comme la neuvième fortune du Royaume-Uni parmi les moins de trente ans. Sa vie bascule lorsqu’il rencontre Anna Meloto, la fille ainée d’Antonio Meloto, fondateur de Gawad Kalinga. Ce dernier, désireux d’avoir un gendre partageant le même engagement social, le mettra à l’épreuve : Dylan vendra alors une à une ses voitures de sport pour financer la construction de villages Gawad Kalinga. Il dit découvrir “la différence entre plaisir et bonheur…” Une fois mariés, Anna et Dylan s’installent aux Etats-Unis, où Dylan crée un réseau de bénévoles pour Gawad Kalinga. Sur place, Anna constate que des produits “éthiques” concurrencent de plus en plus les produits “classiques”. Avec sa soeur Camille, passionnée de cosmétiques, Anna décide alors de conquérir ce marché en créant une entreprise sociale aux Philippines. Après leur retour aux Philippines en 2007, Anna, Camille et Dylan créent Human Nature en novembre 2008. L’ambition est grande : “devenir la première entreprise sociale multinationale” et “utiliser l’entreprise pour construire une meilleure société aux Philippines, particulièrement au profit des pauvres”.