Ahimsa Fund et la « santé globale » : une autre approche de la santé mondiale

Pour cer­tains, la san­té est cloi­son­née en dif­férents secteurs : les médica­ments dans une case, le diag­nos­tic dans une autre, les vac­cins dans une troisième, etc. La san­té est pour­tant le sujet trans­ver­sal par excel­lence, allant de la sen­si­bil­i­sa­tion à la for­ma­tion en pas­sant par l’hygiène, la nutri­tion, l’éducation et bien sûr les suiv­is et les traite­ments médi­caux.

Afin d’œuvrer pour la san­té des plus dému­nis, Ahim­sa Fund part donc d’un pos­tu­lat large pour faire émerg­er une con­cep­tion qui ne l’est pas moins. Mais alors, en quoi Ahim­sa Fund apporte une vision dif­férente à tra­vers cette approche de la san­té glob­ale ?


Œuvrer pour la santé mondiale en pensant « santé globale »

Si Ahim­sa Fund insiste tant sur sa con­cep­tion de la san­té glob­ale et non frag­men­tée en « silo », c’est que toute son action découle de cette approche holis­tique assez nova­trice. Cha­cun de ses pro­jets est conçu dans une dynamique d’ensemble, impli­quant tous les acteurs de san­té publique, au niveau inter­na­tion­al comme au niveau local. Mais pas seule­ment. Si un hôpi­tal doit être con­stru­it, le pro­jet d’Ahimsa Fund inté­gr­era les respon­s­ables indus­triels locaux, les sociétés de con­struc­tion et les met­tra en lien avec les dirigeants de l’établissement afin d’échafauder un réseau local : un écosys­tème humain capa­ble de se mon­tr­er résilient en cas de prob­lème.


Qui dit projets de santé publique innovants dit conceptions innovantes

Les oppo­si­tions, qu’elles con­cer­nent les com­posantes sociales, eth­niques, religieuses ou même pro­fes­sion­nelles, sont le fléau de notre époque. Autant de divi­sions dont pâtis­sent tou­jours les plus hum­bles. Ahim­sa Fund a donc une ambi­tion, en forme de rêve, faire fi de ces dif­férences :

  • les ignor­er au niveau glob­al, en mul­ti­pli­ant les parte­nar­i­ats inter­na­tionaux notam­ment entre les acteurs human­i­taires et les acteurs privés ; 
  • les ignor­er égale­ment au niveau local, en faisant œuvr­er main dans la main les struc­tures com­mu­nau­taires et les entre­pris­es locales. 

Une approche que résume ain­si J.-F de Lav­i­son, fon­da­teur d’Ahimsa Fund : 

« Nos dif­férences sont des atouts à par­tir desquelles nous devons bâtir notre futur,
et non des con­traintes der­rière lesquelles nous cacher. »

Ahim­sa Fund donne d’ailleurs l’exemple, puisque tous ses départe­ments tra­vail­lent de con­cert !


L’accès aux soins par l’entreprenariat social : des projets rentables et pérennes

Ahim­sa Fund ne croit ni à l’assistanat, ni à la char­ité, et leur préfère la mise en place de pro­jets impli­quant directe­ment les pop­u­la­tions locales. Ce sont leurs pro­pres créa­tions de richesse qui, in fine, financeront le pro­jet ! En s’appuyant ain­si sur l’entreprenariat social et des solu­tions inno­vantes comme le micro­crédit, Ahim­sa Fund offre la pos­si­bil­ité à ces pro­jets de devenir renta­bles à terme et donc pérennes. 

Pro­jet de dépistage con­tre le can­cer du col de l’utérus
C’est le cas au Burun­di du pro­jet de dépistage con­tre le can­cer du col de l’utérus qui a vu non seule­ment des mères de familles con­tribuer à la prise en charge du test, mais aus­si l’association Mai­son Shalom lancer des coopéra­tives grâce à des micro­crédits. Des per­son­nes défa­vorisées se sont mis à cul­tiv­er des légumes pour revers­er une par­tie de leurs ventes au finance­ment de l’hôpital. Un for­mi­da­ble exem­ple d’impli­ca­tion des pop­u­la­tions locales dans la créa­tion de richesse !
Pro­jet de for­ma­tion à la restau­ra­tion
C’est le cas égale­ment pour le pro­jet de for­ma­tion à la restau­ra­tion pour les jeunes Philip­pins des bidonvilles, soutenue par la Fon­da­tion Paul Bocuse ; la par­tie des revenus rever­sée à l’association Gawad Kalin­ga per­met au pro­jet, ici aus­si, d’assurer sa rentabil­ité et donc sa péren­nité.

Les mots de Tony Meloto

« Si les entre­pre­neurs occi­den­taux peu­vent apporter leur exper­tise du man­age­ment, du marché, de l’entreprise, ils ne con­nais­sent pas en revanche la terre aus­si bien que les pau­vres paysans la con­nais­sent. Cette décon­nex­ion aggrave les iné­gal­ités. » Par ces mots, le fon­da­teur de Gawad Kalin­ga s’inscrit par­faite­ment dans le con­stat que fait Ahim­sa Fund. Un pro­jet de san­té publique n’est effi­cient sur le long terme que s’il est guidé par des con­cep­tions plus larges et des col­lab­o­ra­tions plus pro­fondes. Et notre parte­naire philip­pin de con­tin­uer : « C’est aus­si à cela qu’aspire l’entre­pre­neuri­at social : recon­necter entre eux les gens, les pays, les cul­tures. »

Ahimsa Fund Santé globale Tony Meloto

Ahim­sa Fund pour­rait faire siens les mots que prononça Nel­son Man­dela dans son dis­cours d’investiture : « En faisant scin­tiller notre lumière, nous offrons aux autres la pos­si­bil­ité d’en faire autant. »